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Naissance et vie d'un complément alimentaire

 COMPLEMENT ALIMENTAIRES 



 DE L’INGREDIENT A LA COMMERCIALISATION : 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                    



Pour créer un complément alimentaire, les laboratoires partent d’une liste d’ingrédients spécifiques qui leur permet d’aboutir à une forme de présentation pharmaceutique exposée dans un packaging et qualifiée par une allégation.1.   

 

 Compléments alimentaires et ingrédients 


Le complément alimentaire est défini par les autorités (article 1 du décret 2006-352) en tant que : « denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d'un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité » .

Les nutriments sont définis comme pouvant être :

  • Les vitamines, les minéraux
  • Les plantes et préparations de plantes (sont exclues de ce cadre les plantes ou préparations de plantes possédant des propriétés pharmacologiques et destinées à un usage exclusivement thérapeutique.)
  • Les substances à but nutritionnel ou physiologique (substances chimiquement définies possédant des propriétés nutritionnelles ou physiologiques, à l’exception des vitamines et minéraux et des substances possédant des propriétés exclusivement pharmacologiques.)

De façon accessoire peuvent s’ajouter pour la fabrication des compléments alimentaires les ingrédients suivants : (Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 Site Légifrance)

  • Les autres ingrédients dont l’utilisation en alimentation humaine est traditionnelle ou reconnue comme telle au sens du règlement du 27 janvier 1997 susvisé, ou autorisés conformément à ce règlement.
  • Les additifs, les arômes et les auxiliaires technologiques dont l’emploi est autorisé en alimentation humaine et dans les conditions prévues par la réglementation. 


 1. Les ingrédients des compléments alimentaires 


Les vitamines et minéraux constituent une famille essentielle et une des plus consommée des compléments alimentaires. Les vitamines ne sont pas synthétisées par notre organisme (à l’exception de la vitamine D), on les retrouve dans notre alimentation. Les industriels les extraient donc à partir d’aliments et les concentrent sous différentes formes pharmaceutiques (comprimés, gélules, solutions buvables…).

Les vitamines utilisées dans la fabrication des compléments alimentaires sont : les Vitamines A D E K B1 B2 B6 B12 et C, la Niacine, l’Acide pantothénique, l’Acide folique et la Biotine.

La commercialisation des vitamines en tant que compléments alimentaires est très encadrée par les autorités : l’arrêté du 9 mai 20066 définit une liste des vitamines pouvant être utilisées dans la règlement (CE) n° 258/97 du Parlement européen et du Conseil du 27 janvier 1997 arrêté du 9 mai 2006.

A titre d’exemple la Vitamine B6 fait partie des vitamines autorisées à être commercialisées sous forme de complément alimentaire. Les substances vitaminiques correspondant à la vitamine B6 actuellement autorisées sont le Chlorhydrate de pyridoxine et la Pyridoxine-5'-phosphate.

Les minéraux et oligoéléments suivent le même schéma législatif (défini par le même arrêté).

Les minéraux utilisés dans la fabrication des compléments alimentaires sont le Calcium, le Magnésium, le Fer, le Cuivre, l’Iode, le Zinc, le Manganèse, le Sodium, le Potassium, le Sélénium, le Chrome, le Molybdène, le Fluorure, le Chlorure, le Phosphore.


 Les plantes   


L’utilisation des plantes pour leurs propriétés sur la santé remonte à l’antiquité et est ancrée dans toutes les cultures. Les plantes à usage traditionnel détiennent une place importante dans les ingrédients utilisés dans les compléments alimentaires. Les règlementations liées à l’usage des plantes visent à sécuriser la consommation. Les risques liés à l’utilisation des plantes ne sont pas anodins et une augmentation de leur consommation est observée dans une époque qui effectue un retour à la nature.

La directive 2004/24/CE permet « une demande d’autorisation simplifiée » pour les plantes à usage traditionnel (plus de 30 ans) pour lesquels un effet « médical » réel n’a pas été prouvé mais dont l’usage traditionnel permet de garantir leur sécurité et innocuité. Mais les effets et sécurité dépendent aussi de la partie de la plante utilisée, l’organe et le traitement subi. Une liste positive de plantes a été demandée à l’Agence Française de la Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) mais devant la multitude des variétés et la diversité de leurs méthodes d’utilisation, cette liste a été considérée comme impossible à réaliser et l’AFSSA a préféré étudier les dossiers au cas par cas.

Les utilisations de plantes dans les compléments alimentaires s’appuient sur des usages traditionnels (poudres, extraits secs ou aqueux) ou sur des techniques d’extraction plus modernes permettant l’obtention de substances isolées de plantes (ex : lutéine, lycopène…).

 

 

  Les substances à but nutritionnels ou biologiques : les biotechnologies 

 

La biotechnologie est une nouvelle source considérable d’ingrédients de compléments alimentaires. Il y a de plus en plus de substances innovantes faisant l’objet d’études cliniques publiées dans des revues spécialisées.

  • Tonus et vitalité : ginseng, guarana, gingembre...
  • Minceur : les plantes drainantes = fenouil, reine des prés, piloselle...
  • Vertues apaisantes : passiflore, valériane, aubépine, tilleul, verveine...

Cette catégorie d’ingrédients suscite toujours plus d’intérêt. La recherche est plus que jamais de rigueur pour le développement de nouvelles substances, et de nouvelles allégations sont recherchées par les industriels du complément alimentaire.

Une fois les ingrédients rentrant dans la fabrication du complément alimentaire définis, l’industriel doit suivre un processus de production bien précis.

 

  2.     Le processus de fabrication d’un complément alimentaire : 

 

L’ingrédient sélectionné est intégré à un mélange et présenté sous une forme galénique : comprimé, gélule, capsule, infusion. Cette forme sera par la suite mise sous emballage et identifiée par un numéro de lot permettant sa traçabilité. Une déclaration à la DGCCRF sera obligatoire avant toute mise sur le marché.

Le processus de fabrication est précis et ponctué par des contrôles qualité à chaque niveau.

Pour assurer ces exigences, plusieurs industriels du complément alimentaire recourent à la sous-traitance.

Les sous-traitants sont regroupés au sein du syndicat Professionnel des Industriels sous-traitants de la santé (SPIS).Le SPIS regroupe des sociétés françaises mais aussi européennes .Leur activité principale est le façonnage de produits de santé. Ces façonniers du complément alimentaires emploient des technologies de plus en plus pointues et se différencient les uns des autres grâce à elles. En effet, la pluralité des formes galéniques existantes et les contraintes multiples de chaque forme rendent impossible la production des compléments alimentaires par leurs fabricants.

Dans la définition officielle du complément alimentaire, les autorités énumèrent plusieurs formes:

  • Gélules
  • Pastilles
  • Comprimés
  • Pilules et autres formes similaires
  • Sachets de poudre
  • Ampoules de liquide
  • Flacons munis d’un compte-gouttes
  • Autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre

 

Chaque société de sous-traitance développe ses propres formes galéniques.

 

Les plantes peuvent être commercialisées sous formes de tisanes (parties de plantes et fruits). Mais les façonniers ne se contentent pas de développer la technologie liée à la galénique, ils proposent de plus en plus de services au fabricant, allant de la production au packaging. Ils développent la galénique du complément alimentaire, son conditionnement, le sourcing ingrédient en garantissant la qualité, l’innovation et le respect de la règlementation. Ils offrent aussi un conseil scientifique et législatif et suivent les tendances marketing du marché.

 

 Qu’entend-on par compléments alimentaires ? 

Vendus sans ordonnance, les compléments alimentaires se situent entre les aliments et les médicaments. Un décret a été publié en mars 2006 en France qui définit les compléments alimentaires comme des « denrées alimentaires ayant un effet nutritionnel ou physiologique, commercialisées sous la forme de gélules ou solutions buvables dont le but est de compléter notre régime alimentaire habituel ». Ils agissent plutôt au niveau du bien-être, de la forme ou de la beauté (minceur, cheveux, ongles, tonus, ménopause, reminéralisant osseux, stress et sommeil). La DGCCRF contrôle la mise sur le marché des compléments alimentaires.